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lundi 26 décembre 2011

Ysabeau de Jarrie d'Aubière, l'énigmatique

L’énigmatique Ysabeau de Jarrie d’Aubière et sa famille

Jusqu'à la découverte en 1994 de son contrat de mariage, Ysabeau d'Aubière passait presque inaperçue dans l'ascendance des généalogistes aubiérois. D'ailleurs existait-elle vraiment ? Car c'est bien ce contrat qui allait légitimer et asseoir sa présence dans nos arbres. Ce document (ô combien essentiel) levait bien sûr une partie du voile mystérieux qui entourait ce personnage énigmatique. Mais bien des questions restaient posées. Et les recherches effectuées depuis, n'ont pas permis de faire complètement la lumière. Une mère qui se dérobe, un père qui se tait, des oncles et des tantes qui paraissent attentionnés, mais pour quelle machination ? Ysabeau va pourtant jouer un rôle essentiel dans la vie aubiéroise du 17ème siècle. Son extraction forcée de la noblesse et sa plongée soudaine dans le monde de la roture vont modifier en profondeur le tissu démographique d'Aubière sur de nombreuses générations.

Ysabeau, mère des Aubiérois...
Dans l'ouvrage du comte de Remacle "Les fiefs de Basse Auvergne", on lit à la rubrique Aubière : "Gilbert de Jarrie, sans postérité". Et pourtant...
Le chercheur qui s'intéressera à l'ascendance de Gilbert de Jarrie ira de surprise en surprise, et remontera le fil de la grande Histoire. Celui qui s'intéressera à sa descendance sera tout aussi étonné et peut-être... ébahi, s'il reconnaît en lui un de ses ancêtres, comme la plupart des Aubiérois de souche. Un personnage bien discret que ce Gilbert d'Aubière, chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem, seigneur et baron d'Aubière et de Saint-Avit en la Marche. Sa piété familiale le porte à la vénération de ses ancêtres, et c'est derrière les épaisses murailles du vieux château délabré (marqué de l'empreinte des fiers comptours d'Apchon, ses ancêtres) qu'il élève sa fille Ysabeau.


Un voile de mystère autour d'Ysabeau
Elle est née à la fracture de deux siècles, sous le règne du bon roi Henri, de cette famille des Bourbons que ses ancêtres ont si bien servie. Le nom et l'origine de sa mère sont une énigme. "Fille naturelle de défunt Messire Gilbert" nous dit son contrat de mariage. Fille illégitime... Peut-être. Pourtant, elle porte le nom d'Aubière. Et une clause du contrat de mariage de ses ancêtres Charles de Montmorin et Gabrielle Dalmas, en 1488, stipule que les enfants nés de légitime mariage porteront le nom d'Aubière. Gilbert meurt en 1622, laissant la tutelle de sa fille à son frère François. Deux ans plus tard, elle est mariée, dotée et... sortie de l'héritage d'Aubière, que se partageront ses oncles et tantes : Annet, François, Gilberte et Françoise.
Pourquoi est-elle écartée ? Mystère... Il est sûr que déjà la situation financière de cette noble famille est mauvaise, situation qui ira en s'aggravant tout au long de ce XVIIème siècle. Par ailleurs, il ne semble pas y avoir de brouille familiale, car à l'occasion des baptêmes des descendants d'Ysabeau, on retrouve les descendants de Gilberte de la Rochebriant comme parrains ou marraines. Que l'on se rassure puisque notre Ysabeau rejoint une famille aisée, dont toute la descendance connaîtra la prospérité. Le choix fait par sa famille, quelle qu'en soit la motivation, est le bon. D'ailleurs, le choix de l'époux est un savant calcul. Premier critère : ce sera un Aubiérois ; deuxième critère : choisir une famille digne d'accueillir celle qui sera la dernière à porter légitimement le nom d'Aubière.

Le choix d'un parti
Alors, dans quelle famille trouver le parti idéal : les Noëllet, les Gioux Carme, les Thévenon ou les Deperes ?
Les Noëllet : une belle fortune établie par des alliances de laboureurs et de marchands. Pour l'instant, les deux garçons sont trop jeunes et traditionnellement, il y en a un destiné à la prêtrise... L'alliance se fera plus tard.
Les Gioux "Carmiliou" représentent l'alliance idéale, car c'est une famille de riches marchands. L’un d'eux deviendra procureur au Parlement de Paris et achètera le château de Chalus, près d'Issoire. Mais les garçons sont déjà mariés. L'alliance se fera à la génération suivante.
Les Thévenon sont de riches paysans, mais le garçon est aussi marié. L'alliance se fera également à la génération suivante.
Les Deperes... Michel a vingt ans. Il est un peu plus jeune qu'Ysabeau. Son oncle Martin est curé de Pérignat et dispose d'excellents revenus : la donation parentale traditionnelle et les revenus de la cure. Il dotera son neveu de 600 livres.
Ysabeau recevra 300 livres de son oncle François et 600 livres de ses deux tantes. De cette union vont naître quatre filles : Gilberte, Michelle, autre Gilberte et Anne. Gilberte l'aînée, mariée à Austremoine Heyraud, laboureur aisé du village de Jussat, aura deux filles qui, bien que mariées, vont décéder jeunes. Le destin favorisera surtout Gilberte la jeune et Michelle. Toutes les deux laisseront une nombreuse descendance qui fera la prospérité du bourg d'Aubière. Anne, la benjamine, ne survivra pas à son premier enfantement.
Le nom d'Ysabeau d'Aubière est cité deux fois sur les registres paroissiaux d'Aubière. Voici les deux actes de baptême :
24 janvier 1660 - Baptême d'Isabel Thévenon, fille de Michel et Marguerite Vaissat. Parrain : Jean Rigoulet ; marraine : Isabeau d'Aubière.
30 novembre 1659 - Baptême d'Ysabel Decord, fille de Jean et de Gasparde Lemasson. Parrain : Jean Lemasson ; marraine : Isabeau d'Aubière.
C'est par un baptême que l'on entend parler d'elle pour la dernière fois : le 31 octobre 1667, on baptise à la paroisse Saint-Robert à Montferrand, Élisabeth Tourreix, fille de Berthon Tourreix et Luque Bonnefont (qui, remariée à François Dégironde d'Oust, fera souche à Aubière). Le parrain est Jean Vidache, laboureur d'Aulnat ; la marraine est Élisabeth Jarrie d'Aubière.
Les registres paroissiaux des années 1670 présentent des lacunes et l'on ne peut savoir la date de son décès. En tout cas, son nom n'apparaît pas dans le testament de son époux, Michel Deperes, en date du 30 janvier 1674. Ce dernier décèdera le 22 août de la même année et sera enterré le 23 "dans le cimetière vis à vis de la pierre appelée le Purgatoire".


La famille d’Ysabeau

La mère d’Ysabeau : une énigme…
La généalogie des Jarrie comporte bien des zones d'ombre. On peut imaginer qu'en approchant du 17ème siècle, tout devrait s'éclaircir.
Et bien, non ! Voilà qu'une femme va donner une descendance à Gilbert II de Jarrie, et nous ignorons tout d'elle : femme de noblesse ? chambrière ?…
Sur quel registre paroissial va-t-on trouver le baptême de l'enfant : à Aubière ou dans une bourgade de la Marche ?

Le père d’Ysabeau : chevalier de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
De Gilbert, avouons-le, nous ne savons pas grand chose. Nous ignorons ses lieu et date de naissance. En 1585, un don de 1.200 livres à l'Hôtel-Dieu Saint-Barthélemy de Clermont est fait par "d'Aubière de Cléravaux". Mais s'agit-il de lui ou de l'un de ses frères?
En fait, son entrée officielle dans l'histoire se fait par une vente du 8 décembre 1593 chez Guillaume Aubény, notaire à Aubière (A.D.63 - 5 E 44 008) : vente de Michel Fallateuf, fils à feu Pierre, laboureur à Aubière à Noble et puissant seigneur Gilbert d'Aubière, chevalier de l'ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem, seigneur et baron dudit Aubière. Voilà une certitude : à cette date, il a accompli le pèlerinage à Jérusalem (qui dure environ un an : voyage aller par les terres et retour par la mer à partir de Saint Jean d'Acre). Il a été adoubé et peut porter le grand manteau blanc frappé d'une croix potencée, cantonnée de 4 croisettes de couleur rouge. Peut-être rentrait-il fraîchement de Palestine, mettant de l'ordre dans ses affaires, car l'on retrouve deux actes notariés en 1594 (3 février et 13 décembre), puis plus rien pendant presque vingt ans.
Le 9 octobre 1609, on baptise à Montferrand, à l'âge de 4 ans (!), Henry Fouchier, fils à Robert, avocat à la cour des Aydes et bailli d'Aubière. Le parrain est "noble Gilbert d'Aubière, seigneur et baron dudit lieu" qui accompagne sa signature de la croix de l'Ordre du Saint Sépulcre. La marraine est "haute et puissante dame Henriette de Balsac, marquize de Verneuilh", maîtresse d'Henri IV et célèbre intrigante.
En tout cas, Gilbert est un homme très religieux, plongé dans de profondes méditations. Gaignères nous apprend qu'il avait sollicité le président Jean Savaron afin qu'il lui écrive une vie de saint Gilbert, saint Gilbert d'Escole qui a fait le pèlerinage à Jérusalem et portait le manteau blanc des prémontrés, Gilbert son saint patron, Gilbert, frère d'Hugues, ancêtre de Gilbert d'Aubière. Gaignères nous dépeint également la fresque qui orne la chapelle de l'Enfant Jésus dans la cathédrale de Clermont-Ferrand, et vis à vis de laquelle sont écrits ces mots : "Noble Gilbert d'Aubière a fait peindre cette sienne chapelle de ses prédécesseurs l'an MDCXVIII".

Gilbert nous quitte entre le 31 août 1621 et le 3 septembre 1622, à peu près au même moment que l'érudit président Jean Savaron.


Dans la cathédrale de Clermont :
"Dans la chapelle de l'Enfant Jésus sont les armes de la maison d'Aubière fort à l'antique qui sont: "d'or à la fasce de sable", et à la muraille qui fait face aud. autel est peint ces mots :
NOBLE GILBERT, BARON D'AUBIERE A FAIT PEINDRE CETTE SIENNE CHAPELLE DE SES PREDECESSEURS L['AN] M DC XVIII. (1)

(1) - Le Gilbert d'Aubière, dont il est ici parlé, paraît être un chevalier de Malte de ce nom, qui, au retour de ses caravanes, consulta Savaron sur une statue de Saint Gilbert existant à N.D. du Port et donna sujet au docte président d'écrire la dissertation "De sancto Gilberto Praemonstratensis ordinis apud Arvernos abbate collectanea. In gratiam Gilberti de Alberia militis et equitis S. Sepulchri Hierosolimitani". (Voir Le Président Jean Savaron érudit, curieux, collectionneur, par A. Vernière, p. 97, Clermont, Bellet, 1892).
(Epitafes et inscriptions des principales églises de Clermont d'après les anciens manuscrits de Gaignières, in Mémoires de l'Académie de Clermont, Bellet, 1904)


L’entourage d’Ysabeau
Sans doute Gilbert d'Aubière confiait-il ses tourments intérieurs à Martin Deperes, futur curé de Pérignat-lès-Sarliève et futur oncle par alliance d'Ysabeau. Peut-être en fit-il aussi le protecteur spirituel et matériel de sa fille unique.

Son frère Claude, religieux, chevalier de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem (reçu le 21 septembre 1599), était-il encore en vie à la date de la mort de Gilbert ?
Deux ans plus tard, le 22 novembre 1624, le contrat de mariage d'Ysabeau (A.D.63 - 5 E 44 039), ne fait mention que des autres oncles et tantes : François, son tuteur ; Gilberte, dame de Laschenal ; Françoise, dame de Cordebœuf. Curieusement, il n’est fait aucune mention d’Annet, cité dans un mémoire (voir Seigneurs et seigneurie d’Aubière).

Que sont devenus les oncles et tantes d'Ysabeau ? De Claude, on ne sait rien après le 23 juin 1616, date d'une quittance pour son frère Gilbert (acte notarié chez Maître Guillaume Aubény). Étant religieux, il n'a probablement pas de descendance. Françoise : nous ne savons rien d'elle après le contrat de mariage d'Ysabeau, en 1624. François meurt en 1634, certainement sans descendance. Gilberte s'était retirée à la Chalin (actuellement, Lachaux) près de Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme) dans la propriété des La Rochebriant (le château existe encore). C'est là qu'elle décède le 6 juillet 1636. Elle est enterrée aux Cordeliers de Vic-le-Comte ; son fils Amable fait célébrer un office pour le repos de son âme en l'église de Pionsat. Les biens sont rapidement partagés entre les deux fils, Amable et Annet, (acte notarié du 3 septembre 1636 chez Maître Aubény à Aubière - A.D.63 - 5 E 44 052).

Le mariage d’Ysabeau et son éviction de la succession
Le contrat de mariage marque l'éviction d'Ysabeau de la baronnie d'Aubière. Il porte en marge : "expédié à Mr Carmantrand suivant le compulsoire". Le mot est aujourd'hui désuet, mais le dictionnaire donne pour "compulser un texte" : s'y référer pour vérifier un renseignement.
Il y a une pièce importante qui nous échappe actuellement : le testament de Gilbert et les volontés qu'il a exprimées, notamment au sujet de sa fille.
Le contrat de mariage d'Ysabeau semble donner une indication sur ses droits successoraux, mais nous n'avons pu la décrypter.
Remacle aborde de façon assez détaillée le partage et la vente d'une partie de la baronnie, mais nous ne connaissons pas ses sources ; par contre, on y trouve un certain nombre d'incohérences quant aux noms et aux dates.
La dot qu'elle reçoit est correcte pour un mariage dans un milieu de riches paysans. La situation financière de la famille du mari, Michel Deperes, est sûrement plus saine que celle de la famille de Jarrie.
Si Ysabeau avait été lésée, on peut imaginer que les relations entre les deux familles (déjà de classes sociales différentes) eussent été refroidies. Or il n'en est rien, puisqu'on retrouve les descendants de Gilberte de Jarrie et de leurs alliés dans différents baptêmes chez les enfants d'Ysabeau en tant que parrains, marraines ou témoins, dans l'esprit d'un clientélisme propre aux régions de langue d'Oc.
On peut parfaitement imaginer que son ascendance maternelle roturière ait pu l'écarter de la succession seigneuriale (surtout composée de dettes !).

Les Deperey : une famille de laboureurs
La première génération de Deperey à Aubière est représentée par Michel, né et décédé dans le courant du 16ème siècle. On connaît une épouse de Michel, Anthonia Mallet, qui teste le 10 février 1597, après le décès de son époux. Mais elle ne semble pas être la mère de Jehan, ce laboureur qui va s'allier aux Dégironde avant 1580 et tester le 18 décembre 1597, sans doute peu après le décès de sa belle-mère, Anthonia Mallet. On ne connaît rien non plus de l'épouse de Jehan, Michelle Dégironde. Celle-ci va mettre au monde deux garçons : Guillaume, le père de Michel, et Martin le cadet, qui se consacrera à la prêtrise. Les Deperey ont déjà acquis un statut de famille aisée. L'alliance de Guillaume, avec Michelle Chatagnier, en est encore un signe. Leur contrat de mariage sera passé à l'étude de Maître Aubény à Aubière, le 14 décembre 1586.
Guillaume Deperey et Michelle Chatagnier vont laisser cinq enfants : Anne (+01.03.1671), mariée à Michel Decorps ; Dauphine qui épouse par contrat chez Maître Aubény, le 30 avril 1615, Jacques Vayssair ; Pierre, né le 10 février 1602, qui mourra en bas âge ; Michel, né en 1604 (il a vingt ans le jour de son mariage), qui épousera Ysabeau de Jarrie d'Aubière, le 22 novembre 1624 (contrat de mariage) ; et Jehanne, l'épouse de François Aubény (contrat de mariage du 13 février 1631).
A chacune de ces quatre générations, un seul Deperey s'installe sur les terres familiales.

La descendance d’Ysabeau
Ysabeau et Michel Deperey auront quatre filles.
Gilberte, l'aînée, épouse un laboureur bien établi de 27 ans, natif de Jussat, Austremoine Héraud. Le contrat est passé à Aubière, chez Maître Aubény, le 18 janvier 1645 (A.D. 63 - 5 E 44 061). On crut à une époque que leur descendance allait s'éteindre très rapidement, puisque de chacune de leurs deux filles, Isabeau, mariée à Blaise Chabozy, laboureur, et Jeanne, unie à Louis Gioux, tailleur d'habits, n’était née qu’une fille (respectivement, Jeanne Chabozy et Isabeau Gioux) morte en bas âge. Mais une découverte nous permit d’établir que le couple Blaise Chabozy/Isabeau Héraud avait eu également un fils, Jamet, qui prolongea leur descendance jusqu’à nos jours.

L'alliance avec les Gioux "Carmes", familles de riches marchands, va pouvoir se réaliser avec les deux filles suivantes : Michelle et Gilberte, la jeune.
C'est maître Dégironde à Aubière qui recevra le contrat de mariage entre Michelle et Guillaume Gioux, le 16 janvier 1652. De leurs six enfants, quatre assureront une nombreuse descendance : Antoine, marié à Antoinette Cohendy ; Jacques, marié à Marthe Deroche ; Amable, marié à Marguerite Janon ; et Etienne, qui épousera Françoise Fallateuf.
Gilberte la jeune, est mariée une première fois à Jacques, frère de Guillaume Gioux. Entre temps, leur sœur, Jacquette Gioux, a épousé le notaire de Ceyrat, Estienne Chabert. C'est donc devant ce dernier et à Ceyrat que sera établi le contrat de mariage de Jacques et Gilberte, le 1er janvier 1662. Avant le décès prématuré de Jacques, quelques années plus tard, deux filles naîtront : Michelle, mariée à François Pignol, et Jacquette, unie à Sébastien Bourcheix. C'est lors du second mariage de Gilberte que sera réalisée l'alliance avec les Thévenon. Maître Dégironde à Aubière reçoit donc le contrat de mariage, le 23 janvier 1670, de Gilberte et de son futur, Amable Thévenon. La dernière alliance annoncée plus haut, se fera avec l'un de leurs sept enfants : Jeanne, qui épouse par contrat, le 30 janvier 1700, Pierre Noëllet, qui deviendra consul en 1719. Là aussi, la descendance est largement assurée par Marthe, épouse Martin Dégironde, Ligier, époux Péronnelle Fluveau, Charles, époux Marie Oby, et Antoine, époux Isabeau Perol.

La quatrième fille d'Ysabeau, Anne, ne survivra pas à quelques mois de mariage avec Amable Bourcheix. Mariés devant Maître Dégironde à Aubière, le 3 février 1667, Anne meurt sans doute en couches quelques mois après. Amable se remarie dès le 26 janvier 1670 avec Isabeau Bourrand.

C'est ainsi que, par le jeu des alliances nouées entre les familles durant les 18ème et 19ème siècles, la plupart des familles aubiéroises de souche actuelles, peuvent prétendre descendre d'Ysabeau de Jarrie d'Aubière. L'influence du prestige des origines de cette dernière ne lui a sans doute pas survécue. Mais sa "mésalliance" avec Michel Deperey, si l'on considère qu'elle a été écartée illégitimement ou injustement de la succession de son père, a vraisemblablement scellé de nouvelles alliances fructueuses durant au moins les deux ou trois générations suivantes.

Sources : Archives départementales du Puy-de-Dôme, 5 E 44 39 ; Archives communales d'Aubière ; Registres paroissiaux d'Aubière.
 
© Cercle Généalogique et Historique d'Aubière (Georges Fraisse et Pierre Bourcheix)




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